Extraits


Reflets de Loups : Le Livre
Reflets de Loups pourrait passer, à première lecture, pour une œuvre d’imagination.

Au fil des pages, le lecteur découvre au contraire une histoire médiévale fortement documentée.

Rythmé par de nombreux poèmes en alexandrins, il met en évidence des influences païennes et religieuses, chamaniques et magiques, dont certaines ont plus de quatre mille ans.

Elles sont un jour venues se dissoudre, ou plus exactement s’intégrer, à l’Aquitaine et dans le creuset pyrénéen des «Incantadas», et des «Hadas».




287 pages sur papier glacé.
Format : 150X210.
ISBN : 978-2-9531415-0-4
DLE : 20080520-27524
25,00 € + frais de port France : 3,85 €
(Tarif postal au 1er juin 2008)
Couverture
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refletsdeloups@gmail.com



Athaulf
(de Athal + Wulf ; c.à.d. "le Loup Noble")
Règne sur le royaume wisigoth de Toulouse . 410/411-415.
www.wikipedia.fr
Extrait

 « …

En s’éloignant du Grand Frêne qui là-bas, sur Gotland, soutient toujours l’univers de leur peuple, l’âme des Goths-Sages a côtoyé d’autres dieux, d’autres hommes, et donc d’autres idées.

Pendant leur long périple vers le Sud, une nouvelle religion est née en Alexandrie. Elle est remontée vers le Nord. Quelque part entre Grèce et Ukraine, le Dieu d’Arius a rencontré Odin.

Les Goths font la connaissance de Wulfila, « Le Louveteau grec de Cappadoce » ! Ce louveteau est le messager d’Arius.

En vérité, l’influence d’Arius et de Wulfila n’occulte pas encore de manière significative les croyances ancestrales toujours bien vivantes dans l’esprit des Goths Sages.

D’ailleurs, est-ce bien leur esprit qui doit éventuellement subir de nouvelles influences ? Ne serait-ce pas plutôt leur âme ?
                                                                                                 … »




Don Pélage

Pelayo

Don Pélage, premier roi des Asturies
après la victoire de Covadonga (722)
Parvis de la basilique de Covadonga
Photo de l'auteur
Extrait

Quatrième scalde

« … 
Protégé par le Tage et les murs de Tolède
Musa ibn Nusayr, au roi Rodrigue succède.
Depuis plus de cent ans, les scaldes immortels,
Voient les Goths pied à pied défendre leurs autels.
Mais d’autres, aveuglés par l’appât des richesses
Et le goût du pouvoir, font fi de toute sagesse
Au point de mépriser avec aveuglement
Les sabres de l’Islam et l’heure du châtiment.
Sorti avec l’Hégire des sables d’Arabie
Nusayr à soumis l’Égypte et la Nubie
Survolé trois déserts et subjugué l’Espagne
Et son ombre maintenant plane sur nos montagnes.
Du palais de Tolède, en regardant le Tage,
Musa ibn Nusayr, qui pourtant est un sage
Caresse un rêve fou. Soumettre, si Dieu veut,
Aux bannières du Prophète les peuples sans aveu

Qui dominent au Nord de la mer des Romains

Et regagner Damas par ce nouveau chemin.
Musa mis en confiance croit ses troupes invincibles,
Mais il ignore encore que pour toucher ses cibles
Il lui faudra d’abord réduire Covadonga
Où Pélage commence une nouvelle saga.

                                                                                                   … »

Extrait

« …

Tu risques également de te sentir bien seul, petit Loup.
— Ça serait quand-même dommage, père, car cela voudrait dire que je vais être le seul à m’en sortir. Mais ça ne sera pas le cas, parce qu’inversement, aussi longtemps que nous pourrons accueillir avec courtoisie celui qui vient en ami nous demander son chemin, nous ne serons pas seuls…

Aussi longtemps que nous élèverons les chevaux et les mules les plus fortes et que nous les vendrons à leur juste prix, nous ne serons pas seuls… Aussi longtemps que nous nous efforcerons de comprendre la langue de celui qui respecte notre langue, nous ne serons pas seuls. Et enfin, aussi longtemps que nous aurons la force de lancer nos javelots par-delà le grand portail, non seulement nous ne serons pas seuls, mais nous pourrons même choisir nos visiteurs
… »


Fibules aquiliformes wisigothiques

Extrait

Légende  des "Sabots de Bethmale".
 (Quatrième strophe)
« …

Le matin qui suivit, volant de cime en cime
Le hilet du pâtre retentit, clarissime.
Les bergers étaient prêts et tous le comprirent.
Armés d’arcs et de flèches et de pieux ils fondirent
Sur les Maures incrédules. Au soir, sous le Vallier,
Les Sarrasins étaient tous tués ou prisonniers
Et leur chef enchaîné put voir défiler
L’armée des pastoureaux qui s’étaient rebellés.
Darnert marchait en tête mais de cette victoire
Une grande épouvante frappa toutes les mémoires.
— Regarde, dit-il au chef, lui montrant ses sabots.
Ton fils et ma promise sont la proie des corbeaux !
Je n’en ai conservé que leurs coeurs perfides.
Sur les pointes acérées, l’assistance livide
Put voir, pétrifiée, deux coeurs transpercés
Et l’histoire tragique des jeunes fiancés
A marqué à jamais l’âme des Bethmalais
De sabots à poulaine et de dards effilés.
... »

Philippe Raufaste.
(D'après la légende rapportée par Louis-Henry Destel)
Les sabots de la vallée de Bethmale


Les sabots de la vallée de Bethmale



Arènes gallo-romaines de Saintes (17100)


Thermes gallo-romains de Saintes (17100)

Extrait

« … 

Tout prés d’une longue table à l’ombre de l’ormaie, 
Dans la Mémoire des Loups, en ce jour de Mai,
Je grave des souvenirs de grande réjouissance
En l’honneur d’une enfant dont on fête la naissance.
Entre un ange qui passe et le rire des dineurs
Des bords de la Seugne, comme des porte-bonheur
Voici que me parviennent des effluves de muguet
Qu’accompagne, léger, le murmure d’un gué.
Nous sommes au confluent des eaux de la Charente
Et des bras de la Seugne, sa plus proche parente.
Frédéric, Landberga, se tiennent par la main.
Deux mille lieues d’aventures jalonnent le chemin
Qui, unissant Gotland aux terres d’Aquitaine,
Auréole une enfant de blondeurs lointaines.

... »


Euric
Euric
Règne sur le royaume wisigoth de Toulouse  entre 466 et 484.
Sources :  www.wikipedia.fr/ G. Labouysse "Les Wisigoths"
Fotografía digital de Pablo Alberto Salguero Quiles

Extrait

« …

"...  Landberga a soudain la sensation qu’on chuchote derrière elle.
— C’est la Gothe ! Elle est un peu fatiguée. Elle parle encore toute seule.
— Mais elle n’est pas gothe.
— Si, un peu quand même. Il paraît qu’elle a des ancêtres Goths.
— Ce qui est sûr, c’est que sa famille est protégée par l’évêque Palladius, et même par le vieux Werinhardus et son fils Radh-Wulf… Et ces trois-là, il vaut mieux ne pas trop les énerver !
— Qui sait ? Peut-être perdons-nous quelque chose, nous qui ne croyons pas en nos rêves et ne parlons pas aux nuages

... »



Citation : "Les Wisigoths sont toujours parmi nous".
(Patrice Georges Rufino : "Clovis contre Alaric".)






Extrait

« …

Outre qu’Euric reste, pour le moment au moins, le réprésentant légal de Rome, Neith-Wulf réalise instantanément que ce n’est plus la voix de la religion qui élève les âmes qui vient de se manifester, mais celle de la religion d’Etat. Pire ! A partir de cette prise de position, la religion de Vivien risque de ne plus être un outil de gouvernement au service de l’Etat ; c’est l’Etat lui-même qui peut devenir un instrument entre les mains de l’Eglise de Vivien ! La menace est claire.

— Je crois t’avoir compris Vivien. Je déplore, pour ma part, que les principes moraux et divins de nos religions soient systématiquement
relégués au second plan par la plupart d’entre nous dès lors que nous
les abordons sous l’angle de la considération d’Etat. Je n’ai guère
d’inclination pour celui qui recommande de tendre la joue gauche
mais ordonne, lorsque çà l’arrange : « Amenez ici mes ennemis qui
n’ont pas voulu m’avoir pour Roi, et tuez-les tous en ma présence » !

— Tu ne manques pas d’audace, païen ! Et de surcroît, païen
qui connaît Luc…

Puis, après un court instant de réflexion :

— Ne considère pas mes propos comme une menace mais
comme une prémonition. Nous, peuples d’Aquitaine, sommes
conscients de votre rôle dans le maintien de ce qui reste de la Pax Romana

... »


Eglise Saint-Vivien de Saintes
Photographie par Frédéric MORIN
17100 Saintes

avec nos remerciements à l'auteur


Extrait

 « …

Automne 759. Silvia et son fils cadet Radulf parcourent à cheval la belle colline qui, en direction du Sud-est, fait face au Marsan. Quatre milles romains environ séparent l’endroit de la Rivière de la Chance. Comme d’habitude, leurs deux petits Mérens ont avalé la distance en moins d’un quart d’heure. Il faut dire que la patronne du domaine est bien connue pour une habitude équestre très personnelle. Depuis son plus jeune âge, elle ne connaît qu’une allure : le galop ! Le pas, le trot, ne sont pour elle que des allures propres à ménager une monture et restent, par principe, l’apanage des mijaurées de la ville. Par contre, tolérante, elle admet que l’amble puisse avoir son charme pour les inconditionnelles de la sieste. Quant à elle, dès que le cheval est chaud le démarrage est instantané. Inutile d’ajouter que les promenades équestres avec Silvia ne sont pas toujours de tout repos. Mais ceci ne rapproche-t-il pas d’autant la colline en question du domaine familial ?
………………………………………………………………………………
Cette colline à laquelle tout le monde est tellement attaché, doit devenir celle de son cadet, mais il ignore encore la faveur qui va lui être faite. Il est vrai qu’à cette époque, le sort des cadets n’est pas toujours enviable.
………………………………………………………………………………
— Si tu le voulais, mère, je serais heureux de m’en occuper.
— Tu le pourras, car ce lieu va t’appartenir et cette colline deviendra le « Radulf-Fasten ».
Allez comprendre pourquoi les deux Mérens, sans sollicitation apparente, reprirent instantanément le galop en direction de « la Rivière de la Chance »…
Et ce n’est certes pas Silvia qui les aurait retenus !...

... »
Mérens,
le Prince Noir de l'Ariège



Mérens des montagnes de l'Aston

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des montagnes de l'ASTON :
http://www.chevalmerens.com


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